Saint-Brieuc : Noa et Nathan en tête du palmarès des prénoms
Le nombre des naissances a très nettement progressé, l'an dernier, à Saint-Brieuc. 3 560 bébés ont vu le jour.
Tour d'horizon des prénoms attribués
Naissances en hausse. 3 560 bébés sont nés à Saint-Brieuc, en 2006, soit 246 de plus qu'en 2005 et 263 de plus qu'en 2003. 2 280 bambins ont vu le jour à l'hôpital (64 %) et 1 262 à la clinique (36 %). Quatre naissances à domicile sont intervenues. 53 % de ces poupons sont des garçons. Seuls 614 de ces enfants sont domiciliés à Saint-Brieuc, qui est une ville de naissance pour toute l'agglomération mais aussi pour Lamballe, Paimpol et même Loudéac, où il n'y a plus de maternité. « Aujourd'hui, nous enregistrons autant de naissances issues de couples mariés que de couples non mariés », constate Laurence André, responsable du service à la population de la mairie de Saint-Brieuc.
Le palmarès des prénoms
Si 3 560 bébés ont poussé leur premier cri en 2006, 1 206 prénoms différents leur ont été attribués. La diversité est grande, très grande. Car « d'après l'article 57 du code civil, un officier d'état civil ne peut refuser un prénom. Mais il peut saisir le procureur s'il estime qu'il est contraire à l'intérêt de l'enfant », explique Laurence André. Cela s'est produit une seule fois, l'an passé. Au palmarès de ces prénoms, ce sont deux prénoms d'origine hébraïque qui arrivent en tête. Le prénom biblique Nathan, chez les garçons, et Noa (aussi orthographié Noah, peut-être en référence au tennisman-chanteur ?).
Enzo, Léa, Emma, Jade, Lilou, Mathis, Théo restent très à la mode. Seuls deux prénoms anglo-saxons, Evan et Ethan, se hissent vers le haut de ce classement.
Quant aux prénoms bretons, ils sont toujours beaucoup choisis, mais leur grand nombre leur empêche de prétendre aux premières places. Seuls Ewen et Maëlys se font une place au soleil. Le joli prénom Manon demeure un grand classique, comme Lucas, tandis que les Raphaël font une percée. Le chanteur de ces dames et sa caravane n'y sont sûrement pas étrangers. Enfin, les prénoms anciens font de la résistance, surtout chez les garçons avec Louis et Jules. L'année sourit aussi aux Pauline. Parmi les originalités, on déniche une Bohême, trois Clovis, une Hermione-Katell et un Horace. Reste aussi à savoir si les cinq Brieuc seront des saints. Enfin, est-ce un signe, une seule petite fille a été nommée Ségolène, contre sept petits Nicolas.
Brest : Emma et Nathan arrivent en tête
Parmi les prénoms les plus attribués aux petites filles, Emma détrône Lucie, en tête du palmarès l'an passé. Viennent ensuite Chloé (et Cloé). Clara, Lilou, Lucie et Maëlys réalisent un joli tir groupé. On remarque aussi l'apparition d'une jolie petite Plume.
Côté garçons, Nathan et Théo (si l'on ajoute deux Téo) font jeu égal. Tom arrive juste derrière. Il précède Titouan, Clément, Alexis, Ethan. Noa et sa variante Noah résistent bien puisque ce prénom est présent à cinq reprises.
Comme l'an passé, l'influence anglo-saxonne reste un peu en retrait. Les prénoms d'origine celtique ont encore la cote.
On note toujours ci et là quelques curiosités : Caya, My, Teheina, Tiago (comme le milieu de terrain portugais de l'Olympique lyonnais...), Timéo, Jynn, Chemsé, Esto, Evy ou encore Zia.
Lorient : Emma, Maël et Nathan au hit des prénoms 2006
Avec 242 naissances en 2006, la natalité reste stable dans la commune depuis 2002.
Emma, Maël et Nathan ont été les prénoms les plus attribués l'an dernier (4) suivis par Antoine, Axel, Enzo, Ewen, Julian, Leelou, Lola, Mathis (prénom préféré l'an passé), Noah et Nolann (3).
A Lanester, 40% des prénoms sont d'origine bretonne. Même s'il a vu le jour à Bodelio (Lorient), le premier bébé de l'année du pays de Lorient est un Lanestérien : il s'agit d'Awen né lundi à 6 h 59 (notre édition de mardi 2 janvier, en page Lorient).
L'état civil a enregistré 96 unions officielles. 140 enfants sont nés hors mariage.
Quimper : cent neuf naissances en 2006
Moins de naissances en 2006 qu'en 2005 et un nombre égal de décès enregistrés en ville. La courbe démographique reste déclinante.
Cent vingt-neuf naissances en 2004, 126 en 2005, 109 naissances en 2006 : la natalité chute. Rappelons que depuis la fermeture de la maternité, les bébés douarnenistes viennent au monde le plus souvent à Quimper. En 2005, six naissances avaient néanmoins été enregistrées à Douarnenez (une à l'hôpital et cinq à domicile), contre aucune en 2006. En marge du carnet rose, notons la reconnaissance de 76 enfants par des parents concubins, (92 en 2005). En ce qui concerne le prénom donné au nouveau-né, Les parents font depuis quelques années, preuve de beaucoup d'imagination : sur 109 naissances on relève ainsi 96 prénoms différents.
Noah, Maïwenn, Mathis, prénoms « tendance »
Trois petits Noah, Maëwenn et Mathis sont nés en 2006 mais le service de l'État civil enregistre aussi pour le dernier prénom, des différences orthographiques, ainsi un petit Mathys et un Matisse. Prénommée deux fois, Léa tient toujours la corde, ainsi que Lucas, Louis, Jules, Ambre et Arsène. Remarquons par ailleurs d'autres prénoms rares à consonance celtique, exotique ou biblique comme Yaëll, Tihannaël, Mia, Milan, Sane, Laya, Jovano, Ima, Salomé ou Célia. Avec 64 célébrations en mairie, le service compte sept mariages de moins qu'en 2005 mais autant qu'en 2004.
Au total, 674 actes ont été enregistrés contre 707 en 2005 et ceux qui concernent les décès sont de loin les plus nombreux (62, 91 %). D'une année sur l'autre, un nombre égal de décès (393) est enregistré en ville : 270 à l'hôpital, 65 en maison de retraite, 47 à domicile, 9 sur la voie publique, 2 dans un autre lieu. Trois cent soixante et une personnes décédées étaient âgées de plus de 60 ans et 189 étaient natives de Douarnenez, car l'hôpital et les maisons de retraite accueillent aussi des habitants du Porzay, du Cap-Sizun ou de Crozon. Par ailleurs, 218 des 393 personnes décédées dans l'année étaient des femmes. Notons enfin 31 transcriptions (25 en 2005) concernant des Douarnenistes décédés à l'extérieur
Vannes : Enzo et Manon en tête du hit-parade des prénoms
La ville a enregistré 3 578 naissances en 2006. Soit 158 de plus que l'année précédente. La mode est toujours aux prénoms courts. La preuve...
Enzo et Manon au top. Existe-t-il une mode concernant les prénoms attribués aux enfants ? Difficile de le dire. Ce qui est certain, c'est qu'il existe une tendance aux prénoms relativement courts. Les enfants nés à l'hôpital et à la clinique en 2006 ne font pas exception.
Chez les garçons, Enzo donné 37 fois arrive en tête devant Mathis choisi à 34 reprises suivi d'Ewen (32), Nathan (31), Axel (27) ex-aequo avec Evan, Hugo puis viennent Lucas (26), au même niveau que Tom. Arthur, Louis et Thomas ont été choisis 23 fois chacun. Suivent Alexis (22), Alexandre (21), Lilou (21), Antoine (20) au même niveau que Raphaël et Titouan. Chez les filles, Manon caracole en tête. Le prénom a été attribué 36 fois. L'effet Johnny Hallyday perdure puisque juste derrière arrive Jade donné à 30 reprises. Clara reste un incontournable (29), ex-aequo avec Emma puis viennent Léa (27), Chloé (22) au même niveau que Sarah. Ensuite arrivent Louise, Romane (20) et Juliette (19). Camille, prénom unisexe, fonctionne toujours très bien. Trente enfants ont été baptisés de ce prénom cette année.
Des petits nouveaux originaux. Comment être certain que son enfant soit unique ? En lui donnant un prénom unique. Quelques parents l'ont compris en prenant le parti de miser sur l'originalité. La mythologie inspire toujours son lot de prénoms rares : Dionysos, Odin, Merlin, Thalie, Kali. Le cinéma n'est pas en reste avec Néo (« Matrix »), Leelou (« Le Cinquième élément »), Arwen (« Le Seigneurs des Anneaux ») ou bien encore les vieilles séries télé américaines avec Mason (« Santa Barbara »). Aucun Zinédine n'a été déclaré cette année. Parmi les prénoms les plus originaux enregistrés par l'État-civil, on trouve également Vanille, Tamara, Nemo, Filitikakaitaka, Fannta, Chaquira ou bien encore... Chanel.
Un baby boom local ? La ville a enregistré 3 578 naissances en 2006, soit 158 de plus que l'année précédente. Pour compléter ce petit tour d'horizon de l'état-civil vannetais, 189 mariages ont été célébrés en 2006 contre 193 en 2005, 130 divorces ont été prononcés en 2006 contre 133 en 2005. Pour ce qui est des décès, 1 526 ont été comptabilisés en 2006 contre 1 544 en 2005
Lucas et Camille, prénoms préférés des Nantais
Moins de Nantais se sont passé la bague au doigt en 2006, mais ils font de plus en plus de bébés. Lucas, Camille, Emma ou Arthur ont la cote.
Mariages. Moins de robes blanches dans les mairies de Nantes métropole ? 1 037 célébrations ont eu lieu en 2006 contre 1 189 l'année précédente (moins 12,8 %). Le retour du mariage, avec de gros cortèges, engagé en 2005, ne s'est donc pas confirmé. Par contre, les amoureux continuent à se dire oui à la belle saison. Les cérémonies sont principalement célébrées de mai à septembre, avec une préférence pour le mois de juin (128 mariages).
Naissances. En 2006, les Nantais ont continué à faire toujours plus de bébés. 7 710 enfants exactement, soit 346 nouveaux-nés de plus qu'en 2005. Si près de la moitié des accouchements ont lieu à la maternité du CHU, le grand pôle naissance de la clinique Jules Verne, ouvert en 2005, a pris son rythme de croisière. 2 531 bambins y sont nés. L'établissement a ainsi vu le nombre de naissances augmenter de 82 % en un an.
Prénoms. Cette année, les parents n'ont pas forcement choisi l'exotisme. Globalement, les mêmes prénoms reviennent au hit-parade. Comme en 2005, les plus anciens sont plébiscités.
Du côté des petits mecs, Lucas a pris la place d'Enzo en tête de classement. 65 bébés nantais portent ce dérivé de Luc ou Lucius, déjà très répandu à Rome avant l'ère chrétienne. Puis arrivent Camille également aux origines antiques (60 bébés), Arthur (55), Nathan (54) et Titouan (51).
Parmi les petites filles, Emma a toujours autant de succès. En 2006, elle conserve sa seconde place avec 60 filles nommées par ce prénom hébraïque, dérivé d'Emmanuelle.
Restent en haut du tableau 2006, comme l'an passé, Clara (53), Manon (53) ou Zoë (46).
Parrainages civils. L'acte n'a pas de reconnaissance juridique, mais sa valeur symbolique le met au goût du jour. Au total, 104 parrains et marraines se sont engagés moralement en mairie auprès de leurs filleuls. Cet engagement peut tout de même être pris en compte par le juge en cas de décès des parents
Double nom. Deux ans après le début de l'application de la réforme sur le nom de l'enfant, 7,5 % des bébés portent le nom du père et de la mère ; à peine 1 % de plus que l'an passé
Comment ont-elles choisi le prénom ?
Sandrine, habitant au Rheu, a donné naissance à une petite Élia samedi matin. Le choix du prénom a été difficile. « Pour mon premier en 2003, c'est moi qui avais choisi. » Cette fois-ci, le papa devait confirmer. « On avait acheté des livres de prénoms mais aucun ne nous correspondait. Et puis nous ne voulions pas d'un prénom commun, futuriste ou à la mode. C'est par hasard, dans une revue, que nous sommes tombés sur Élia, un diminutif d'Éliane. »
Geneviève, qui habite près d'Angers, avait deux exigences : « On voulait un prénom breton et assez court : Malo pour un garçon, Enora pour une fille. » La petite est née dimanche à 11 h. « C'est un prénom qui me plaisait depuis très longtemps. Lorsque je l'ai proposé à mon ami, ça lui a tout de suite plu. Et puis on nous a offert un guide des prénoms bretons. Enora s'est imposé naturellement, même si nous étions persuadés d'avoir un garçon. »