Ipar Euskal Herriko gaztetxeak

ez baduzue "konzeptua" ezagutzen, gaztetxeak dira gazteak biltzen dituzten etxeak (CQFD). Leku alternatiboak usu, animazioak proposatzen dituztenak, ...
Ipar Euskal Herrian badaude batzuk; hona helbideak :


Hazparne/ Hasparren : http://ttattola.canalblog.com/

Angelu/Anglet : http://www.angelukogaztetxea.eremua.info/eus_sartzea.htm

Donibane Lohitzune / St Jean de Luz : http://www.myspace.com/dzgaztetxea

Itsasu / Itxassou : http://goxoki.canalblog.com/

Qq liens vers des sites de gaztetxe
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# Posté le mardi 06 février 2007 09:33

From USA - Estatu Batuetatik -

Here are the top 20 favorite names compiled from the favorite name lists of over one million BabyNames.com members during the year 2006.

http://www.babynames.com/
From USA - Estatu Batuetatik -
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# Posté le vendredi 02 février 2007 11:28

Les prénoms et... la loi de Zipf

Le chercheur Dr. Gerrit Bloothooft attaché à l'Institut des Langues étrangères d'Utrecht (Utrechts Instituut voor Vreemde Talen - UiL - OTS) a mis au jour une relation mathématique remarquable entre le nombre de porteurs d'un prénom et le nombre des prénoms : l'on obtient une ligne droite lorsque log(prénoms) - le logarithme du nombre de prénoms - est mis en évidence par rapport à log(porteurs de prénom) - le logarithme du nombre de porteurs d'un prénom.

Le docteur Bloothooft en tire une conclusion intéressante : "Tout parent, en donnant un prénom à son enfant, se figure qu'il prend une décision unique, mais si l'on se réfère à l'ensemble de la population des nouveaux-nés, apparaît tout à coup une élégante relation mathématique. Bien évidemment, cette décision unique est inspirée par une conjonction de facteurs, parmi lesquels la volonté de nommer (ou, au contraire, la réticence à nommer) selon les parents proches ou les connaissances, le désir (ou le refus) de choisir des prénoms en vogue, la préférence pour des sous-ensembles de prénoms à fort marquage culturel (prénoms français traditionnels, prénoms bretons, prénoms arabes, prénoms anglais), les connotations sociales d'un prénom, une sonorité attrayante, etc.

Dans la littérature onomastique spécialisée, il n'est pas rare que l'on s'attache à montrer les rapports entre les phénomènes observés et les théories lexicales. Il s'agit en l'occurrence de la Loi de Zipf - le rang attribué aux mots d'un texte, multiplié par leur fréquence, est constant - appliquée par Mandelbrot à des quantités onomastiques."

(Onomastique : science ayant pour objet les noms propres)
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# Posté le vendredi 02 février 2007 11:10

Une très intéressante étude menée en Belgique (2)

Davantage de prénoms féminins que masculins

Il y a davantage de prénoms de filles en circulation que de prénoms de garçons. Si dans la partie de la population née entre 1950 et 1999 (ils avaient de 2 à 51 ans lors de l'enquête) les hommes sont plus nombreux (de 2% à 4% en fonction de la classe d'âges), on constate qu'il y a 10% à 17% de prénoms féminins différents de plus. L'écart entre les sexes est plus important en Flandre : les femmes, bien que minoritaires de 3% à 5%, y portent de 11% à 24% plus de prénoms distincts. Le phénomène existe aussi en Wallonie (de 0,3% à 4% moins de femmes, de 10% à 20% plus de prénoms) et à Bruxelles (de 6% moins à 4% plus de femmes, de 2% à 13% plus de prénoms). La diversité des prénoms est dès lors beaucoup élevée chez les filles que chez les garçons.

Ce phénomène semble déjà ancien et, de plus, il est international. Quelle en est la cause ? Selon le Dr. Gerrit Bloothooft de l'Instituut voor Vreemde Talen (UiL-OTS) d'Utrecht, il existe plusieurs raisons qui expliquent pourquoi les prénoms féminins sont plus diversifiés. La principale serait que les prénoms féminins sont souvent des variantes diminutives de prénoms masculins, et qu'il y a beaucoup de variantes produites. De plus, les parents semblent avoir une attitude plus traditionnelle envers les prénoms des garçons. Du moins, c'est ce qui est apparu lors d'une enquête néerlandaise sur les prénoms réalisée fin 1995.

En donnant des prénoms à leurs filles, les parents sont plus ouverts à l'expérimentation et à l'innovation, ce qui résulte en un plus grand nombre de variantes et de prénoms. Aux Pays-Bas, les motifs "prénom donné d'après celui d'un parent" et "est un prénom néerlandais" ont un score plus élevé pour les garçons que pour les filles. Dans notre pays, le motif "prénom donné d'après celui d'un parent" est moins important. En effet, les prénoms des grands-parents se retrouvent habituellement dans les deuxième et troisième prénoms que l'on donne à un enfant. Ces deuxième et troisième prénoms sont traditionnellement celui du parrain ou de la marraine du bébé ainsi que souvent celui du grand-père ou de la grand-mère.


La relation entre classe socio-économique et choix du prénom

Intuitivement, nous supposons qu'il existe un rapport entre le milieu socio-économique et le choix du prénom. Certains prénoms ont des connotations "aristocratiques" ou "intellectuelles", d'autres sont plutôt "populaires". Il en existe également des "intermédiaires" que l'on ne peut mettre dans aucune catégorie bien définie. Ces prénoms sociologiquement neutres se retrouvent aussi bien dans les classes supérieures que dans les classes inférieures. Les prénoms peuvent également migrer d'une classe vers l'autre, mais toujours en descendant.

Le Dr. Ann Marynissen de l'Institut d'Onomastique et de Dialectologie de l'Université Catholique de Louvain (KUL) signale qu'il existe une recherche sur le lien entre la classe socio-économique et le choix des prénoms, mais qui date un peu. Odo Leys concluait dans l'article "Sociolinguistische aspekten van de persoonsnaamgeving", paru dans la revue Naamkunde (1976/8, pp. 137-158), que l'attribution des prénoms était partout sujette au renouvellement.

Ce renouvellement serait moins fort dans les classes populaires, mais c'est là qu'apparaissent d'abord les prénoms "étranges". Le groupe socio-économique "inférieur" s'empare facilement des prénoms nouveaux, rares et exotiques, choisissant des prénoms longs et sonores. Les classes "supérieures" préfèrent renouveler les prénoms par l'emploi de variantes phonétiques ou écrites.

L'origine et la motivation du choix du prénom diffère selon ces trois classes. Le groupe intermédiaire semble être le plus influencé par les nouveaux prénoms dont les parents ont pris connaissance dans l'entourage immédiat. La classe inférieure est plus attirée par les prénoms de vedettes qui apparaissent sur les écrans de télévision, alors que la classe supérieure l'est par ceux issus de la littérature. Par ailleurs, dans la classe inférieure, le choix du prénom est surtout l'apanage de la mère. Plus l'on monte dans l'échelle sociale, plus ce choix résulte d'un consensus entre les deux parents.

Une enquête plus récente (sur base de données allant jusqu'à 1994) a été réalisée en Allemagne (Prof. Dr. Jürgen Gerhards et Dr. Rolf Hackenbroch). Elle cherchait à vérifier si l'influence de l'origine sociale dans le choix du prénom diminuait au fil du temps. Il semble que cela ne soit pas le cas. Il n'existe donc pas une "globalisation culturelle" des prénoms, malgré le fait que cette globalisation soit survenue dans bien d'autres domaines. Une autre conclusion de Gerhards et Hackenbroch était que la sécularisation et l'affaiblissement des liens familiaux ont également influencé le choix du prénom en Allemagne.

Le Dr. Gerrit Bloothooft émet certaines réserves concernant l'hypothèse d'un renouvellement plus faible dans la classe inférieure. De son enquête, il ressort qu'aux Pays-Bas l'attribution coutumière du prénom est surtout circonscrite à une région bien délimitée, que l'on pourrait appeler la "Bible Belt". C'est donc ici plutôt une question de foi (religion réformée conservatrice) que de classe sociale. De plus, le renouvellement plus ou moins important est difficile à examiner par manque de références. Bloothooft est en tout cas d'accord avec l'hypothèse selon laquelle les membres de la classe inférieure préfèrent des prénoms d'origine étrangère (surtout anglo-saxonne). Il n'exclut pas qu'aux Pays-Bas cette classe préfère les prénoms rares et exotiques, mais cela reste encore à vérifier.
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# Posté le vendredi 02 février 2007 11:09

Une très intéressante étude menée en Belgique

Le nombre de prénoms distincts ne cesse d'augmenter dans notre pays [NB : la Belgique]. C'est ce qui ressort d'une analyse effectuée par l'Institut national de Statistique. Au 1 janvier 2002, il y avait très exactement 111.956 prénoms féminins contre 93.592 prénoms masculins, ce qui revient à dire qu'un même prénom est porté en moyenne par 54 personnes chez les hommes et par 47 personnes chez les femmes. Le nombre de prénoms distincts a augmenté plus ou moins dans la même proportion pour les deux sexes : en l'espace de 40 ans, ce nombre s'est accru de près de moitié. Un même prénom se retrouve plus souvent chez les Flamands que chez les Wallons et les Bruxellois, mais le nombre de prénoms distincts augmente plus fortement en Flandre que dans les deux autres régions.

Les raisons de cette diversité croissante sont probablement multiples : la composition multiethnique de plus en plus marquée de la population, les contacts de plus en plus fréquents avec l'étranger, l'individualisation, l'affaiblissement des traditions, une plus grande souplesse des services de l'état civil, et l'impact des nouvelles possibilités d'explorer l'éventail des prénoms. Le milieu social des parents semble également jouer un rôle dans le choix du prénom.

Un nombre toujours croissant de prénoms se retrouve donc en circulation, quels que soient les chiffres de population.

En l'espace de 40 ans, l'éventail des prénoms distincts féminins s'est enrichi de 46% et celui des prénoms distincts masculins de 47%. Le phénomène de flambée du nombre de prénoms se manifeste toutefois plus vigoureusement en Flandre : en 40 ans, il a subi une augmentation de 70% chez les flamandes et de 72% chez les flamands. En Wallonie, le nombre de prénoms distincts s'est accru de 32% chez les filles et de 29% chez les garçons, alors qu'à Bruxelles cette augmentation a été respectivement de 10% chez les filles et de 17% chez les garçons. Il s'agit probablement là, pour partie, d'un simple effet de rattrapage : en effet, en dépit d'une hausse plus marquée de la diversité en Flandre, il continue d'y avoir - toutes proportions gardées - davantage de prénoms en Wallonie, et bien plus encore à Bruxelles. Ainsi qu'il a été suggéré plus haut, cela est en partie l'effet de la présence d'un nombre plus important d'étrangers ou de personnes de souche étrangère dans ces deux régions.

Comment s'explique la diversification des prénoms?

Une première explication pourrait être la perte d'homogénéité de notre société suite à l'immigration et aux mariages avec des étrangers ou avec des personnes d'origine étrangère. La composition de la population est de plus en plus multiethnique, et chaque entité ethnolinguistique apporte son fonds propre de prénoms. Même les groupes de population d'importance numérique relativement faible ont, de ce point de vue, un effet non négligeable. Les contacts de plus en plus fréquents avec les pays étrangers, les influences culturelles, l'impact des médias et le niveau d'instruction croissant ont pour effet que notre société est de moins en moins "monolithique".

En même temps que l'éventail de prénoms est de plus en plus large, de nouveaux outils ont fait leur apparition pour chercher un prénom (livres recensant les prénoms, articles de presse, sites Internet spécialisés).

Le poids des grandes traditions diminue fortement. Jadis, les prénoms passaient généralement de grand-père à petit-fils et de grand-mère à petite-fille. Cela est beaucoup moins le cas de nos jours.

Sans doute existe-t-il aussi une propension plus forte d'affirmer sa propre individualité, afin de se démarquer du plus grand nombre. L'attribution d'un prénom est l'une des manières de souligner cette individualité. Davantage qu'autrefois, les prénoms ont une fonction expressive et distinctive (sans préjudice de leur valeur esthétique). À travers le choix qu'ils font d'un prénom pour leurs enfants, les parents - que ceci soit ou non délibéré - révèlent en même temps quelque chose sur eux-mêmes ou une part d'eux-mêmes. Ainsi, ce n'est certes pas un hasard si à partir des années '80 se fait jour un certain engouement pour des prénoms renvoyant à la vie spirituelle, tels que Harmonie, Eden, Peace, Trinité, Tao et Zen. Les prénoms semblent par ailleurs avoir une durée de vie assez limitée : dans la plupart des cas, la crête de la courbe de fréquence s'étale sur quelques dizaines d'années, après quoi la courbe replonge. Certains prénoms présentent en revanche une courbe de fréquence plus régulière : en réalité, ceux-ci sont d'une occurrence plus rare, et par là même peuvent avoir cours de manière continue sur une longue période. "Quand trop de gens sont porteurs du même prénom, leur pouvoir identifiant est trop faible", indique le docteur Gerrit Bloothooft.

En outre, les communes ne rechignent plus beaucoup à accepter des prénoms. Ce qui était encore souvent le cas dans le passé : les prénoms devaient provenir de la Bible, de l'Antiquité classique ou du "calendrier usuel" (listes établies par l'état civil des prénoms autorisés avec leur graphie). En 1987, la loi a été assouplie. L'article 1 de la loi relative aux noms et prénoms du 15 mai 1987 stipule que l'officier d'état civil ne peut enregistrer dans l'acte de naissance aucun prénom de nature à prêter à confusion ou à porter préjudice à l'enfant ou à des tiers. Il n'y a plus guère de prénoms tabous, du moins sous l'angle d'une période suffisamment longue. Même le nom d'Adolf est encore attribué sporadiquement (4 fois dans les années '70, 3 fois dans les années '80 et une fois dans les années '90) ainsi que celui d'Adolfo et quelques composés (Amond-Adolf, Léon-Adolf).

Maints prénoms bibliques disparaissent, faisant place à un contingent, plus nombreux, d'autres prénoms. Sans doute faut-il y voir en partie un effet de la déchristianisation croissante de notre société. La communauté musulmane non plus n'échappe à cette laïcisation. La tradition musulmane consistant à nommer le fils aîné Moham(m)ed persiste, mais dans une mesure moindre qu'auparavant.

Les parents n'ont pas la possibilité de choisir leur patronyme, mais ils ont en revanche le droit de choisir un prénom pour leur enfant, droit dont ils usent volontiers. L'individu actuel est émancipé, et les domaines où règne la liberté ne sont pas laissés inexploités. Les parents vont souvent très loin dans leur quête de prénoms originaux et spéciaux. Quelques exemples : Poppy, Sterremelijn, Tsippy, Twinky, Tricky, Zorro, Storm, Thorgal, Maybe, etc.
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# Posté le vendredi 02 février 2007 10:51