"Axl", un prénom pas assez finnois pour la Finlande

Pour avoir refusé d'enregistrer le prénom "Axl", jugé pas assez finnois, la Finlande a été condamnée jeudi à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'Homme.

La Finlande refusait à Mika et Jaana Johansson d'enregistrer le prénom de leur fils "Axl Mick", né en 1999, au motif qu'"Axl" ne cadrait pas avec la loi sur la pratique nationale en matière de noms.

Les deux parents qui faisaient valoir qu'il s'agissait d'un prénom courant au Danemark, en Norvège, aux Etats-Unis et en Australie, avaient épuisé toutes les voies de recours possibles.

Les juges de Strasbourg ont condamné la Finlande pour violation du droit au respect de la vie privée et familiale considérant que le prénom Axl n'était ni ridicule ni saugrenu, par conséquent non contraire à l'intérêt général. En outre, "Axl" est prononçable en finnois, ont-ils souligné.

Le prénom n'était pas nouveau, trois personnes répondant au nom d'Axl dans le fichier de recensement au moment de la naissance de l'enfant et deux autres enfants ont reçu ce prénom par la suite, précise l'arrêt de la Cour.

La Cour a alloué 1.970 euros pour frais et dépens aux plaignants
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 07 septembre 2007 05:34

VENEZUELA • Cent (mille milliards) de prénoms

Hitler, Maolenin ou Nixon figurent parmi les prénoms que les Vénézuéliens aiment donner à leurs enfants. Le gouvernement a décidé d'y mettre bon ordre, et vient de présenter un projet de loi qui restreint à cent les prénoms "autorisés". Au nom de l'intérêt de l'enfant, bien sûr.

Adieu, Hengelberth, Maolenin, Kerbert Krishnamerk, Githanjaly, Yornaichel, Nixon et Yurbiladyberth. Les Vénézuéliens vont peut-être devoir brider l'imagination débordante dont ils font preuve au moment de baptiser leur progéniture. Si les fonctionnaires parviennent à leurs fins, un projet de loi présenté la semaine dernière interdira de donner ces prénoms - et beaucoup d'autres - aux enfants. Cette mesure ne sera pas rétroactive, mais elle imposera aux nouveaux parents, à l'exception des Indiens et des étrangers, de choisir dans une liste de cent prénoms établie par le gouvernement.

Le projet suscite déjà un grand scepticisme dans les couloirs de l'Assemblée nationale. "J'aimerais bien savoir comment ils vont dresser cette liste", déclare le représentant de l'Etat de Cojedes, Jhonny Owee Milano Rodríguez. "Par exemple, pourquoi cent prénoms et pas cent vingt ? Ce chiffre me semble arbitraire." Milano explique que son prénom, Jhonny, avec cette orthographe et pas une autre, a été inspiré par l'atmosphère cosmopolite qui régnait dans la ville pétrolière de l'est du Venezuela où il a vu le jour, et que Owee vient d'une erreur dans l'acte de naissance, où il aurait fallu écrire Oved.

D'après le projet soumis à l'examen des fonctionnaires municipaux, l'objectif de cette loi est de "préserver l'équilibre et le bon développement de l'enfant" en empêchant les parents de donner aux nouveau-nés des prénoms qui les exposent aux railleries ou qui soient "extravagants ou difficiles à prononcer dans la langue officielle du pays", l'espagnol. Le texte veut également supprimer les prénoms qui créent des doutes sur le sexe de la personne. Parmi les collègues de Milano à l'Assemblée nationale, contrôlée par des partisans du président Hugo Chávez, on trouve des noms tels que Iroshima Jennifer Bravo Quevedo, Earle José Herrera Silva et Grace Nagarith Lucena Rosendy. Or, les parlementaires doivent approuver le texte pour qu'il devienne une loi.

Les services municipaux où les parents viennent enregistrer leurs enfants sont devenus des forums où l'on débat des restrictions possibles. "Les enfants de mes cousins s'appellent Keiserlin, Jeiserlin, Keifel, Yurubi et Arol Kiling", déclare Leidy Marrero, une comptable de 29 ans. Elle a elle-même baptisée sa fille Mariángela, une combinaison de María et Angela. "C'est une question de goût, poursuit-elle, et c'est un droit des parents."

Certains parents exercent ce droit avec plus de liberté que d'autres. En lançant une recherche par ordinateur dans le registre des électeurs, on trouve plus de soixante personnes prénommées Hitler, dont un Hitler Adonys Rodríguez Crespo, huit Hochiminh, dont un Hochiminh Jesús Delgado Sierra, et six Eisenhower, dont un Dwight Eisenhower Rojas Barboza. Certains prénoms d'origine américaine - comme Kennedy et John Wayne - ou russe - comme Pavel ou Ilich - montrent l'influence de la guerre froide.

Au Venezuela, les prénoms bizarres sont souvent une marque de respect ou d'humour. Mais le thème est devenu politique du fait du penchant de Chávez à rebaptiser les choses : ceux qui s'opposent à la loi en préparation affirment qu'elle renforcera l'autorité du gouvernement dans un domaine où l'imagination des parents a toujours régné. L'une des premières mesures du président a été de changer le nom du pays, qui de "république du Venezuela" est devenu "république bolivarienne du Venezuela". Une partie de l'avenue Páez à Caracas a été rebaptisée avenue Téhéran pour saluer l'Iran et la monnaie nationale, le bolivar, s'appellera "bolivar fort" à partir de l'année prochaine.

Cependant, les autorités vont peut-être devoir se soumettre à la volonté populaire. Selon Germán Yépez, fonctionnaire au Conseil électoral national, cette loi a été proposée parce qu'on voyait de plus en plus d'enfants prénommés Superman et Batman. Mais il a affirmé à la radio qu'il appréciait "toutes ces réactions et suggestions positives".

Tout le monde n'est pas opposé au projet. Temutchin del Espíritu Santo Rojas Fernández, un informaticien de 25 ans, a pour prénom le nom de naissance de Genghis Khan, et il doit souvent en corriger l'orthographe dans les documents officiels. Et au Venezuela, où les services des impôts exigent qu'on donne son nom et son numéro de carte d'identité à chaque fois qu'on a besoin d'un reçu pour un achat, répéter et épeler à chaque fois Temutchin del Espíritu Santo peut devenir lassant. "On perd beaucoup de temps avec un nom aussi compliqué", soupire le jeune homme.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 07 septembre 2007 03:08

Pourquoi changer de prénom?

Ceux qui ont franchi le pas sont unanimes : changer de prénom est une nouvelle naissance. Un acte symboliquement fort, qui libère du poids du passé et autorise toutes les audaces....

Ceux qui ont franchi le pas sont unanimes : changer de prénom est une nouvelle naissance. Un acte symboliquement fort, qui libère du poids du passé et autorise toutes les audaces. Confidences.

Force, optimisme, créativité, confiance en soi, sentiment d'unicité... tous ceux qui ont osé le disent : changer de prénom, c'est renaître à la vie. « Cet acte symbolise un monde complètement neuf et autorise de nouveaux comportements, souligne la psychanalyste Luce Janin-Devillars(1). Le fait de porter un prénom que l'on aime, que l'on choisit, répare une partie de l'image de soi. » Mieux encore, se rebaptiser peut « donner un sentiment de toute-puissance qui déverrouillera, décuplera les énergies : on a alors le sentiment de s'être accouché soi-même. C'est l'illusion du démiurge : se mettre à la place de Dieu pour se recréer, se réapproprier soi-même. Cela revient symboliquement à se donner de l'existence. »
La plupart du temps, c'est à l'occasion d'un événement extérieur que le changement s'impose, même s'il a été ruminé depuis longtemps : un nouvel établissement scolaire pour Gladys, qui n'envisageait pas une seconde de faire son entrée en sixième dans la peau d'une Martine (lire les témoignages plus bas) ; un divorce pour Francine, qui a envoyé paître son « vieux prénom » pour s'épanouir en Marcella...

Pourquoi ? D'abord pour exister en dehors de son histoire familiale, souvent pour se défaire d'un passé trop lourd à porter. « Les prénoms sont presque toujours chargés d'une intention familiale, rappelle Luce Janin-Devillars. Ce quelque chose que l'on aurait aimé faire et qui se réalise symboliquement par la façon dont on nomme son enfant. » Rêve de grandeur et appellation d'empereur, idéal artistique et prénom d'acteur... Choisi par des parents aimants mais guidés par leur inconscient, cette identité place d'emblée sous influence. Le sociologue Jean-François Amadieu(2) va même jusqu'à affirmer qu'« il est possible de prédire grossièrement le déroulement d'une existence à partir du prénom ».

Il peut aussi être associé à une période douloureuse. Le seul fait d'entendre sa sonorité, de la prononcer, fait resurgir le passé et résonner une souffrance toujours vivace, comme la disparition d'une personne chère. L'écrivaine Marie Billetdoux l'a intuitivement compris lorsqu'elle a décidé de se défaire de Raphaële après le décès de son compagnon. « En choisissant un second prénom, on ne va pas oublier le défunt, on ne va pas non plus passer des larmes au rire, mais on va commencer à mettre en place le processus de deuil », analyse Luce Janin-Devillars.

Quels que soient les cas de figure et les raisons de changer, le concours des proches et leur bonne volonté à adopter ce nouveau prénom vont se révéler essentiels. Oser ce changement, l'officialiser revient à tenter un virage symbolique au vu et au su de tout le monde. Et à devoir affronter les questions, jugements et réticences qui en découleront. Un risque mineur, au regard des bénéfices...

Gladys, ex-Martine, 47 ans, scénariste : « Pour chausser ma véritable identité »

« C'est à l'âge de 11 ans que j'ai décidé de reprendre mon prénom. A ma naissance, j'ai reçu deux prénoms : Gladys, le premier sur mon acte d'état civil, celui choisi par ma mère, et Martine, celui retenu par mon père. Mes parents n'étaient jamais d'accord sur rien, ils ne l'étaient pas plus sur mon prénom. Du coup, petite, on m'appelait, à la maison, Martine... C'était insupportable ! A l'intérieur de moi, je n'étais pas une Martine ! Avant l'entrée au collège, ça ne pouvait pas me suivre plus longtemps, j'ai imposé à ma famille de m'appeler par mon vrai prénom : Gladys. J'ai alors pu chausser ma véritable identité, je me suis sentie libérée. Je n'aurais pas la même vie, le même destin si j'avais conservé mon premier prénom. D'abord, Gladys est original : il marque les mémoires d'une façon très particulière. Tout m'arrive par rapport à mon prénom, on fait des liens, on me reconnaît, c'est comme s'il me créait des chances.

Ensuite, il m'oblige à aller de l'avant. Je me dis : "Comment peux-tu rester sans rien faire avec un prénom pareil ?" Il me porte, me booste. Enfin, il me demande aussi de rester honnête avec moi-même et avec les autres. J'ai intérêt à avoir beaucoup de cohésion, car je suis inéluctablement repérée, ça m'a forgé un caractère, une exigence. »

Michel, ex-Alain, 41 ans, comédien : « Pour réparer une injustice »

« Jusqu'à l'âge de 28 ans, on m'appelait Alain, et moi-même je m'appelais ainsi. Il y a une dizaine d'années, j'ai entrepris une thérapie en psychogénéalogie. J'ai été amené à poser des questions à ma mère. Elle m'a raconté qu'à ma naissance, le prénom qu'elle m'avait spontanément donné était Michel. Or c'est ma grand-mère paternelle qui est allée déclarer ma naissance à la mairie. A la rubrique "prénom", elle a indiqué Alain... Michel devenant mon second prénom. J'ai ressenti cet état de fait comme une profonde injustice commise envers ma mère, niée, désavouée dans sa maternité, et j'ai voulu rétablir une réalité première, réparer – quand bien même ma mère continue à m'appeler Alain ! J'ai officiellement fait inverser l'ordre de mes prénoms.

Ce jour-là, le juge m'a dit : "J'espère que vous serez à la hauteur de ce prénom." En hébreu, il signifie : "Qui est comme Dieu." Non pas que je me prenne pour le bon Dieu, ou que j'aie acquis des pouvoirs magiques, mais Michel me valorise, me donne le sentiment d'exister. J'aime être appelé ainsi. Me renommer, c'était aussi une façon de me réapproprier mon existence, de devenir maître de ma vie. Je pense et j'agis par moi-même, ce ne sont plus les autres qui peuvent décider pour moi. »

Marcella, ex-Francine, 43 ans, directrice d'agence de mannequins et écrivaine : « Pour arrêter de subir l'histoire de mes parents »

« J'avais un prénom pas du tout de mon époque, vieillot : Francine. Je ne l'ai jamais aimé et j'ai toujours ressenti un décalage. Enfant, j'ai aussi eu régulièrement droit à la vanne, pesante à la longue, de la farine Francine... Mais surtout, Francine est directement rattachée à l'histoire de mes parents arméniens, qui souhaitaient revenir dans leur pays de naissance, la France, et m'y voir naître : Francine symbolisait ce voeu. Or, l'histoire de mes parents, et plus largement celle de ma famille, est terriblement lourde : marquée par des massacres, des renoncements...
Aussi, j'ai voulu, en changeant de prénom, à l'âge de 39 ans, après mon divorce, arrêter de subir cet héritage pesant. Il me mettait des boulets virtuels aux pieds, me plongeait dans des états de mélancolie. La mort de mon père a aggravé mon état : je n'avais plus de désir, je n'arrivais pas à remonter la pente et commençais à me perdre. Quand je suis devenue Marcella, un prénom italien qui tonne, qui est joyeux, lancé à la volée par un ami, je l'ai pris comme une bénédiction. J'ai compris que changer de prénom était, pour moi, un acte vital. J'ai eu alors l'impression de renaître. J'ai pu vivre comme Marcella, tout en énergie et légèreté, elle s'est collée à moi. »

Officialiser le changement de prénom

Pour changer officiellement de prénom, il vous faudra passer par le juge aux affaires familiales auquel vous devrez rapporter la preuve d'un « intérêt légitime » (loi du 8 janvier 1993, article 60). Le magistrat apprécie cet intérêt au cas par cas. Nombre de motifs sont aujourd'hui retenus parmi lesquels « le caractère traumatisant du prénom ». Si elle est favorable, la décision du magistrat est ensuite transmise à l'officier d'état civil qui modifie le prénom.

# Posté le mercredi 13 juin 2007 06:24

Arberoako ikastola

Arberoako ikastola
Hona jaso dugun mezu bat... Iniziatiba interesgarria... Ci-dessous copie d'un message reçu, initiative à faire connaître...


"Arberoako Ikastola" est un projet de création d'ama ikastola (école maternelle en langue basque) porté par un groupe de parents de l'Arbéroue .

Ce projet vise à :

- créer une école à effectif réduit, permettant une pédagogie de meilleure qualité et favorisant l'apprentissage de la langue basque (effectif réduit, environnement bascophone),
- créer une nouvelle dynamique dans nos villages,
- créer une nouvelle offre d'enseignement sur le secteur en complément de l'offre existante

Ce projet a reçu le soutien de la fédération SEASKA qui a décidé de l'ouverture de Arberoako ikastola à la rentrée 2007 à St Martin d'Arbéroue.

Vous trouverez plus de renseignements sur le blog suivant :

http://arberoaikastola.canalblog.com

- Si vous connaissez des parents susceptibles d'être intéressés par ce projet,
- Si vous êtes vous-même parents,
- Si notre démarche vous intéresse, et ce que vous habitez ou pas le secteur,

n"hésitez surtout pas à nous contacter!! Via le blog ou par courriel (arberoako_ikastola@hotmail.com)...

et merci de faire passer le message autour de vous!

Milesker aitzinetik!

NB: Arbéroue : territoire de Basse Navarre composé des villages de : La Bastide Clairence, Ayherre, Isturitz, St Martin d'Arbéroue, St Esteben, Armendarits, Hélette, Iholdy, Méharin


Iep guziei!

Arberaoko ikastola, Arberoako burraso talde batek daraman proiektu bat daukazue. Gure helburua da ama ikastola baten sortzea (murgiltze sisteman beraz).

Informazio eta xehetasun guziak, blog gune honetan aurki ditzakezue :

http://arberoaikastola.canalblog.com


- Burraso baldin bazarete,
- Interesatuak izaten ahal diren burraso batzuk ezagutzen baldin badituzue,
- Gure desmartxak interesatzen bazaitu eta lagundu edo parte hartu nahi baduzue, (eta hori nahiz eta Arberoako lurraldekoa ez izanki ere!)

Gurekin harremanetan sartu!!
Blog-aren bidez edo helbide elektroniko honetara idatziz (arberoako_ikastola@hotmail.com)...


Arberoako Ikastola Elkartea

NB : Arberoa : Baxe Nafarroan kokatzen da; historikoki, Arberoak ondoko herri horiek biltzen zituen : Bastida, Aiherra, Izturitze, Donamartiri, Donoztiri, Armendaritze, Heleta, Iholdi, Mehaine
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 06 avril 2007 12:20

Heldu KORRIKAri!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

eta bai, Korrika laster hemen dugu Iparraldean!
Korrika sartuko da Izpegitik ostiral honetan, arratsaldeko 5ak eta 10etan.
Heldu Korrikari!
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 27 mars 2007 03:51